chaque année (et particulièrement celle-ci) sont recensées en France un nombre impressionnant d'intoxications graves causées par l'ingestion de champignons.
Rien qu'entre le 01 juillet et ce 17 octobre, 520 cas ont été répertoriés.
L'Institut de veille sanitaire (InVs) a publié sur son site http://www.invs.sante.fr/ un point de la situation au 17 octobre des intoxications liées à la consommation de champignons en France.
Depuis 2010, l'InVs réalise une surveillance annuelle de ces intoxications à partir des cas enregistrés par les Centres antipoison et de toxicovigilance (CAPTV) et du réseau OSCOUR® (réseau de surveillance coordonnées des passages aux urgences, couvrant environ 60 % des services d’urgences hospitalières). Saisonnière, cette surveillance sanitaire s’étend du 1er juillet au 31 décembre de chaque année.
En 2011, 1 458 cas d’intoxication ont été enregistrés par les CAPTV ainsi que 550 passages aux urgences ayant trait aux champignons. Cette année, en trois mois et demi , entre le 1er juillet et le 17 octobre2012, sont recensés 520 cas d’intoxication et 170 passages aux urgences.
Une tendance à l’augmentation des cas enregistrés par les CAPTV (plus de 50 cas par semaine) est constatée depuis la semaine du 24 au 30 septembre ( 65 cas). On compte 54 cas du 1er au 7 octobre et un pic de 212 cas entre le 8 et le 14 octobre.
Parmi ces 212 cas, 49 sont survenus en région Rhône-Alpes (23 %), 27 en Pays-de-la-Loire (13 %) et 19 en Bretagne (9 %). La région Rhône-Alpes est particulièrement concernée par ces intoxications depuis début juillet, où 129 cas ont été enregistrés (25 %). Deux décès sont récemment survenus dans cette région (voir http://www.ars.rhonealpes.sante.fr/).
On ne saurait trop recommander aux cueilleurs consommateurs de ne ramasser que des champignons qu'ils connaissent et reconnaissent parfaitement comme comestibles dans des endroits non pollués hors des bords de routes et des décharges. Beaucoup d'espèces ne sont consommables que bien cuites.
On ne récolte bien entendu que des exemplaires jeunes et sains. Attention aux sacs plastique accélèrateurs de bouillons de culture toxiques et producteurs de jus douteux et indéterminables. Bref la prudence s'impose
A bon entendeur
(Source : CEMA)

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